Clarifier avant de changer de vie
La quarantaine épanouie, Marianne me réclame en urgence un entretien car elle répète des malaises vagaux à son poste depuis une année sans qu’aucun diagnostic ne parvienne à en produire une cause médicale.
Désemparée et épuisée, elle souhaite que je la délivre de ce mal qui la bride dans son ambitieuse ascension, à la veille d’une prise de poste pour lequel elle s’est battue pendant dix ans.
Me conférant un pouvoir de baguette magique, elle se dit prête à me régler une fortune pour redevenir cette combattante née qui abat les obstacles les uns après les autres jusqu’au Graal désormais proche.
La séance de deux heures pendant laquelle je suis en écoute active me permet de repérer combien elle ne mobilise jamais le terrain émotionnel, parlant d’elle comme d’une guerrière pour laquelle elle a planifié une trajectoire de réussite, s’est conformée aux pressions sociétales et a correspondu à toutes les attentes familiales. Elle se doit donc légitimement de récolter aujourd’hui les fruits de cet immense travail et sacrifice.
Je lui pose la seule question qui me brûle les lèvres : en a-t-elle vraiment envie ?
Son regard hébété me fixe un long moment, comme si la réponse à cette modeste question lui apparaît comme l’ultime challenge avant récompense. Je la vois épuisée, l’esprit chargé, les fonctions cognitives bloquées sur un problème insoluble dans l’instant.
Les larmes mouillèrent ses joues, accompagnées d’un affaissement de ses épaules. Je laissais le silence s’installer dans la pièce confortable.
Elle prit le temps pour relever son visage, me regarder fixement et me dire : « en fait, je crois que je m’oblige à être ce que ma mère a toujours voulu être ». Et après un autre long moment de silence : « mais alors, si je ne fais pas ça, qu’est-ce que je vais devenir ? Je ne sais rien faire d’autre. Et je ne sais même plus qui je suis ni ce que je veux pour moi ! » Puis encore plus tard, un peu paniquée : « Et comment je vais le leur dire ? »
Que répondre de sensé après une telle prise de conscience de sa patiente, si ce n’est un sourire de compassion et une phrase simple : « je pense qu’il est temps pour vous de clarifier vos désirs réels et personnels afin de ne vivre qu’à travers eux et non ceux des autres. Et là, je peux vous aider ».
Ma vision holistique de la clarification de vie
La clarification est une vraie phase de vie, répétable à l’infini, et non un simple hoquet de passage.
Je considère que l’être humain est un Tout qui agit et réagit selon un environnement, qu’il soit civil, militaire, professionnel ou personnel, national ou international, etc. Il embarque son humanité dans sa trajectoire de vie, bon gré, mal gré et déploie des artifices et des capacités incroyables pour s’adapter, s’autonomiser, se fortifier ou s’affaiblir selon les circonstances rencontrées.
Au fil de mes 16 années de pratique libérale auprès de personnes en souffrance, j’ai très vite compris qu’aider à faire face au seul contexte douloureux présent se révèle toujours limité, éphémère et réversible au moindre accroc suivant. C’est le propre du coaching ponctuel. Et tel n’est pas mon terrain de prédilection ni celui où j’excelle.
Revenir à l’être intérieur pour écrire une vraie transition de vie demeure pour moi une meilleure proposition à faire au patient afin qu’il parvienne à trouver de et par lui-même son nouveau chemin de vie.
La clarification devient alors l’axe majeur de la mise en place ultérieure des stratégies d’action pour un autre avenir plus ajusté. Et si elle est effectivement exigeante dans son application, bonne nouvelle : elle est plus simple à vivre que l’on ne croie.
Le besoin de clarification expliqué simplement
Changer n’est pas dans la logique du cerveau humain
Tous les praticiens le diront : la douleur du patient doit être insupportable pour que la demande d’aide soit effective et ses énergies mises au service de son changement.
Sinon, les deux partenaires de travail restent dans une demi-mesure qui ne résout rien.
Oui, changer fait peur.
Le patient développe alors d’ardentes stratégies inconscientes de déni ou de détournement face à l’obstacle, de défense face à la pression du changement, de fuite aussi, jusqu’à l’inévitable accident ou problème de santé ou encore le licenciement qui provoque le STOP salutaire mais dommageable.
Clarifier sa vie oblige à s’arrêter
On ne clarifie pas à 200 km/h, les cheveux dans le vent, les idées éparpillées, le corps en action, le souffle coupé par l’urgence d’un challenge et des deadlines permanentes.
Non, la clarification ne se laisse pas méprendre. Elle exige, lenteur, secret, introspection, silence, retour au Moi secret.
Ici, point d’action socialement valorisée, point d’éclat, point de fierté ni de mise en lumière. C’est le passage le plus difficile : le nigredo (la phase noire) selon la transmutation de la matière des alchimistes du Moyen-âge.
Se regarder et trier
Phase différente du narcissisme, c’est encore l’étape du fouillis, de l’état des lieux intérieurs, des journaux intimes, des colonnes à remplir, des cases à cocher pour laisser apparaître les vrais désirs de ceux de l’ancien Soi.
La clarification se vit dans le quotidien calme, en retrait, en silence, en lenteur. Peu de cadre, beaucoup de liberté retrouvée. Le temps des chaussettes et tee-shirt sur canapé, des siestes, des marches solitaires, d’un retour à la nature ressourçante, à la proximité de rares amis compréhensifs, et parfois d’un retrait social pendant un temps.
Se prioriser et se définir
Puis vient le temps de l’albedo, la phase blanche, celle du lavage de la matière des miasmes passés, celui de lister ce que vous voulez de ce que vous ne voulez plus, de faire le point sur la personne que vous êtes au réel présent, sur celle que vous ne vous autoriserez plus à être pour faire plaisir ou obéir.
C’est un vaste travail de patience et de lucidité qui exige de n’écouter plus que soi et de se définir que selon les seuls critères voulus.
Il faut apprendre à éliminer ce qui ne vous correspond plus, ce qui vous encombre, ce qui vous freine, ce que vous n’êtes plus prêt(e) à supporter pour votre bien-être.
C’est aussi un bouleversement, une étape de deuil quant aux habitudes, aux relations, aux choix de vie passés. Parfois une grande tornade, parfois de plus petites modifications. Pleinement acteur de votre clarification de vie, vous les choisissez.
Ce temps peut être votre premier tâtonnement limité, et pas encore la photographie que vous aimeriez retrouver de vous. Rassurez-vous, vous pourrez l’ajuster dans et avec le temps ; rien n’est fixé ni figé.
C’est un nouvel élan de vie qui s’écrit en vous.
Faire du neuf avec celui ou celle que vous êtes aujourd’hui
Qui suis-je ? Que veux-je ? : voilà la dernière étape de la transmutation alchimique, le rubedo, la phase rouge, celle qui va faire advenir l’or.
C’est pour certains la période la moins aisée car les anciens habits ne conviennent plus et les nouveaux sont encore raides et inconnus. La seule solution est d’avancer et de se faire confiance avec des repères posés pour s’y raccrocher en cas de perte de vitesse ou de doute.
Rome ne s’est pas faite en un jour, vous ne bâtirez pas votre nouveau Moi en dix minutes sur une simple décision.
Le changement a ses étapes, ses forces mais aussi et surtout ses résistances. Le cerveau humain n’aime que le connu et mobilise des capacités féroces contre l’inconnu.
Vous devrez reprendre le pouvoir avec des stratégies, des phrases d’ancrage, des phases de victoire et des phases de déstabilisation. Ce processus est normal et non linéaire.
Cependant, pas à pas, jour après jour, il inscrira votre nouveau chemin de vie. Et plus allant, vous vous sentirez plus fort(e) et plus solide sur vos résolutions.
Progresser seul ou accompagné(e): « les deux, Mon Capitaine »
Poser les bases de son changement de vie n’assure pas d’y parvenir sans baisse de régime et période de doute sur le moyen et long terme.
Un bateau est fait pour quitter le port et naviguer en autonomie. Mais le capitaine ne part jamais sans que ses appareils ne soient en bon état et sa sécurité reliée au CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) qui enverra des secours en cas d’avarie ou de coup de mer périlleux.
Il en va de même pour l’humain qui reprend son vol en main. S’assurer qu’il peut obtenir de l’aide quand ses forces s’amenuisent est une garantie de succès et non une faiblesse.
Le soutien n’est pas incompatible avec l’autonomie.
C’est dans cet optique que j’ai conçu les deux Parcours autonomes
- de Clarification intérieure
et - d’Ancrage
téléchargeables immédiatement après achat et achetables en un seul lot avantageux pour une expérience complète et pérenne de clarification.
Et que je propose deux formules d’accompagnement personnalisé
- le Privé à moyen terme
- le Compagnonnage à long terme
qui, tous deux, vous conservent toute l’autonomie nécessaire à votre métamorphose en sécurisant cette trajectoire d’une sécurité bienveillante mais exigeante, pour vous permettre une navigation la plus sûre et efficace possible.
